Nouveau départ pour notre partenaire Airmedic

 In Actualité

2012-07-11

Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) Des investissements dépassant les 25 millions$ ont redonné des ailes à Airmedic. L’entreprise privée spécialisée dans l’évacuation et le transport médical d’urgence peut maintenant compter sur une flotte de six appareils, sur une équipe d’une cinquantaine d’employés – dont des pilotes et du personnel infirmier et paramédical – et sur des bases opérationnelles situées aux quatre coins de la province, soit à Québec, à Montréal, à Saguenay, à Mont-Tremblant et bientôt à Chibougamau.

Son objectif est maintenant de recruter un million de membres au Québec au cours des trois prochaines années, dont 100000 cette année. La société en dénombre en ce moment un peu plus de 13000.

Airmedic n’est pas un nouveau joueur dans le ciel québécois. D’abord un organisme sans but lucratif (OSBL), Airmedic Ambulance Aérienne a été fondée à Saint-Honoré, au Saguenay, il y a 12 ans, par François Rivard. Avec un seul hélicoptère, l’entreprise a réalisé pas moins de 1500 déplacements au cours des dernières années. Sa clientèle était surtout composée d’habitants de communautés isolées, de travailleurs forestiers et miniers, d’amateurs de villégiature et d’amants des grands espaces.

En avril dernier, le promoteur immobilier de Québec Stéphan Huot devenait copropriétaire d’Airmedic. Un mordu d’aviation – Stéphan Huot est propriétaire de Capitale Hélicoptère, une société spécialisée dans le nolisement, la vente et l’entretien d’hélicoptères, et de Go Hélico, une jeune entreprise qui fait sa marque dans le domaine des tours et des expéditions par hélicoptère -, l’homme d’affaires annonçait alors rapidement ses couleurs. Le nouveau Airmedic allait dorénavant offrir des services médicaux héliportés et aéroportés d’intervention de première ligne, d’évacuation d’urgence et de transport de patients d’un hôpital à un autre partout au Québec et non pas seulement dans les régions les plus éloignées.

Aussi les centres urbains

«Notre marché, c’est aussi celui des centres urbains», affirme le président et chef de la direction d’Airmedic, Christian Trudeau, un ancien grand patron de BCE Emergis, de Centria Commerce et de Transcontinental Interactif. «C’est celui de monsieur et de madame Tout-le-Monde qui ne veut pas être emprisonné dans un bouchon de circulation quand sa vie ou celle d’un membre de sa famille est en danger.» >

Airmedic propose un service de dépannage semblable à celui qu’offre le CAA-Québec aux automobilistes. Une protection individuelle coûte 120$ par année. Pour 250$, une protection familiale est offerte. L’abonnement comprend le transport aéromédical d’urgence par avion ou par hélicoptère et le transport par ambulance terrestre. Selon M. Trudeau, le coût moyen d’un sauvetage aérien peut tourner aux alentours de 3000$.

Le modèle opérationnel développé par Airmedic s’inspire de celui de la Garde aérienne suisse de sauvetage (REGA), qui offre des services à deux millions de membres de ce pays qui compte 7,8 millions d’habitants.

 

Une expansion en vue

Mardi, à l’aéroport de Saint-Hubert, en banlieue de Montréal, Airmedic a procédé au décollage officiel de ses activités.

Les deux derniers mois ont été fort occupés pour la nouvelle direction de l’entreprise, car il fallait trouver tout le personnel – et le former aux soins aéromédicaux d’urgence – pour assurer un service rapide et efficace partout au Québec. «Le personnel, c’est le nerf de la guerre. Tu as beau avoir les meilleurs appareils sur la piste, il faut que tu sois capable de les faire voler et d’y mettre à bord des professionnels qui sauront intervenir dans toutes les situations», explique Stéphan Huot.

Nouveaux appareils

Pour le moment, Airmedic possède une flotte comprenant cinq hélicoptères pour les régions plus difficilement accessibles et un avion Pilatus PC-12 de neuf passagers pour les plus longs déplacements. Cette flotte est appelée à prendre de l’expansion.

«Nous sommes actuellement en pourparlers pour faire l’acquisition de trois autres avions et de cinq hélicoptères additionnels. Nous devrions doubler notre flotte d’appareils au cours de la prochaine année», avance M. Huot. Par conséquent, Airmedic va chercher à augmenter le nombre de bases opérationnelles sur le territoire québécois. «Nous aimerions pouvoir compter sur une douzaine de bases au cours des prochaines années pour accroître notre rapidité d’intervention», souligne-t-il.