arrow

L’arrêt des activités imposé au secteur de la construction pendant la pandémie retarde la livraison de maisons et de logements en construction. Dans les prochains jours, des familles comme celle de Frédéric et sa conjointe risquent de se retrouver temporairement sans domicile.

«On devait prendre possession de notre propriété le 30 mars dernier, puis le gouvernement a arrêté les chantiers le 24 mars», raconte Frédéric Mérette qui devait initialement quitter sa demeure pour le 1er avril. «Ne sachant pas quand est-ce les chantiers allaient recommencer, on a été capable de s’arranger avec nos acheteurs pour libérer le 16 avril au maximum. On ne pouvait pas s’entendre pour plus tard parce que si moi je ne libère pas jeudi cette semaine, eux perdent la vente de leur propriété et moi de la mienne; il y a tout un effet domino derrière ça.»

Le couple avait d’abord pensé à louer un chalet, mais ce type de locations de courte durée a été interdit. Ils ont ensuite envisagé de se rendre chez les parents de Frédéric au Lac-Saint-Jean, mais sa conjointe enceinte a des suivis de grossesse chaque semaine à Québec. De plus, ils ne voulaient pas mettre la santé de leurs parents à risque, sans parler que les déplacements entre régions sont pratiquement interdits, sauf exception. «Pour toutes les solutions qu’on trouvait, il y avait une barrière qui apparaissait», partage Frédéric Mérette. Cette situation l’a incité à contacter des médias, il y a environ une semaine, pour attirer l’attention sur cette problématique qui touche aussi d’autres foyers.

Cette sortie médiatique leur a finalement permis de recevoir un appel mercredi dernier, de la part du député Éric Lefebvre, whip en chef du gouvernement. Il aurait évoqué la possibilité d’héberger le couple dans un hôtel. Après cet appel, le couple n’a plus eu de nouvelles. Sans attestation papier de la proposition et sans plus de détails, Frédéric et Jennifer s’inquiétaient toujours en voyant la date du déménagement se rapprocher.

Ce fut donc un grand soulagement quand ils ont attendu parler de l’initiative de la compagnie immobilière Arrow, lundi matin, à trois jours de leur déménagement inévitable.

Cette compagnie qui se spécialise dans la location domiciliaire temporaire est propriétaire de plus de 200 unités dans la grande région de Québec. Leurs activités ont été reconnues essentielles par le gouvernement. «La raison pour laquelle on est considéré comme un service prioritaire c’est que nous avons développé une procédure pour être capable de reloger des personnes qui doivent se loger pour une période indéterminée», explique le Simon Landry, président d’Arrow. «Il y a un protocole de décontamination. En ce moment, on traite chacune des unités comme si elle était contaminée», ajoute-t-il.

arrow
Intérieur d'une unité locative tout équipée d'Arrow
FOURNIE PAR LA COMPAGNIE IMMOBILIÈRE ARROW

Simon Landry s’est dit touché par l’histoire de ce couple dont la conjointe est enceinte. À travers l’enjeu soulevé par Frédéric et Jennifer lors de leur sortie médiatique, Simon Landry et son équipe ont décidé d’offrir gratuitement dix logements tout équipés à des familles québécoises qui seraient en transition vers une nouvelle demeure en construction. «Ces familles auront l’occasion de loger temporairement dans l’une des unités entre le 1er mai au 31 août 2020, sans frais, pour une période de 31 jours inclusivement. Ces logements incluent tous les frais de chauffage, d’électricité, de câblodistribution en plus d’accepter les petits animaux de compagnie», explique la compagnie dans un communiqué publié vendredi dernier.

Les familles intéressées sont invitées à contacter Arrow à l’adresse suivante : support@arrowlocation.com. Le président et son équipe prendront le temps d’analyser chacune des demandes. «Je veux aider les dix familles les plus dans le besoin de la ville de Québec», annonce Simon Landry.

Dans les prochains jours, la compagnie compte également communiquer avec le gouvernement québécois pour mettre à sa disposition une centaine de ses unités tout équipées à des «prix de location extrêmement accessibles», informe Arrow. Elle-même touchée par le ralentissement de l’économie, la compagnie désire faire preuve de créativité pour traverser cette crise et aider sa communauté. «Il ne faisait aucun doute, dans notre esprit, que nous devions nous aussi mettre l’épaule à la roue et contribuer à un effort social», déclare Simon Landry, président de la compagnie.

Source : Le Soleil